Caractéristiques de la douleur

Introduction

La douleur est une sensation complexe, à la fois physique et émotionnelle. Elle se traduit notamment par une sensation physique (« ça fait de plus en plus mal », « ça pique »), une émotion (« c’est insupportable », « c’est inquiétant ») et un comportement (manière de réagir : cris, grimaces, pleurs). Elle est subjective et repose avant tout sur votre ressenti, ce qui la rend difficile à quantifier et à qualifier.

Définitions et intérêt de la douleur

La douleur est une sensation complexe, à la fois physique et émotionnelle. Elle se traduit notamment par une sensation physique (« ça fait de plus en plus mal », « ça pique »), une émotion (« c’est insupportable », « c’est inquiétant ») et un comportement (manière de réagir : cris, grimaces, pleurs). Elle est subjective et repose avant tout sur votre ressenti, ce qui la rend difficile à quantifier et à qualifier.

D’autant plus que la douleur n’est pas liée systématiquement à une lésion, une caractéristique qui rend son étude particulièrement complexe. Différents types de douleurs existent, notamment par leur durée et leur origine.

On distingue la douleur aiguë de la douleur chronique. La douleur aiguë, de courte durée, constitue un véritable signal d’alarme : il existe souvent une anomalie au niveau de l’organisme qu’il faut détecter et traiter. La douleur aiguë disparaîtra en même temps que sa cause. À l’inverse, la douleur chronique est une douleur qui dure dans le temps (au moins trois mois) et qui doit être traitée comme une maladie à part entière. La douleur chronique est parfois résistante aux traitements antidouleur qui soulageraient une douleur aiguë. De manière générale, une douleur aiguë non traitée peut se transformer en douleur chronique ; c’est pourquoi il est impératif de la traiter aussitôt que possible et de ne pas la laisser s’installer.

Attention, il est important de savoir que la douleur n’est pas systématiquement gage de gravité !


Origines de la douleur

  1. La douleur : un mécanisme de défense

Suite à une lésion, quelle qu’elle soit, un message nerveux est acheminé jusqu’au cerveau. C’est le cerveau qui convertit ce message en douleur ressentie. On appelle ce type de douleur une douleur nociceptive. Par la même occasion, le cerveau induit des réactions motrices bénéfiques. C’est par exemple le cas lorsque vous vous brûlez la main et que vous avez le réflexe de la retirer de la source de chaleur aussi vite que possible. Enfin, le cerveau est aussi capable de mémoriser cette mauvaise expérience, et ainsi de favoriser « l’apprentissage » : si vous vous brûlez la main dans une situation donnée, vous serez plus vigilant la prochaine fois que vous vous trouverez dans la même situation.

  1. La douleur : lorsque le système nerveux ne fonctionne plus correctement

Il arrive que le circuit de la douleur soit endommagé (médicament, opération chirurgicale ayant atteint un nerf, etc.). Dans ce cas, le système nerveux ne joue plus son rôle normalement : il peut déclencher parfois, de manière anarchique, des douleurs ou des sensations désagréables (picotements, sensation de brûlure, douleur au froid ou au chaud, zones de sensibilité, etc.) sans cause spécifique. On parle alors de douleurs neurogènes ou neuropathiques.


Inégaux devant la douleur

Nous ne percevons pas tous la douleur de la même façon. Il existe une composante émotionnelle à la douleur, qui la rend plus ou moins supportable selon les individus. Chez certaines personnes, ressentir une douleur peut créer un stress, de l’anxiété voire même une dépression… Si vous ressentez une douleur inhabituelle et que vous êtes persuadé que vous développez une maladie grave, vous risquez d’avoir encore plus mal. Sur le même principe, détourner son attention de la douleur permet souvent de l’atténuer. En revanche, se concentrer dessus l’intensifie.

Par ailleurs, les souvenirs d’anciennes douleurs peuvent intensifier une douleur actuelle. C’est pourquoi les antécédents de chacun jouent aussi un rôle dans la perception que vous avez d’une douleur.

Dans une situation de douleur donnée, vous réagirez donc différemment d’un autre patient. Aucun cas n’est transposable, et chaque traitement doit être personnalisé !


La douleur est un symptôme

  1. Parlez-en à votre médecin, pharmacien, infirmier…

La localisation, la durée, la fréquence et le type de douleur que vous ressentez sont des informations nécessaires au professionnel de santé pour poser le bon diagnostic, comprendre l’origine de la douleur et donc le moyen d’y mettre fin. N’hésitez pas à la décrire le plus précisément possible, en utilisant des exemples précis et avec vos mots pour que le personnel soignant ait un maximum d’informations.

Le plus souvent, après vous avoir écouté, le médecin aura besoin de vous examiner pour pouvoir soigner la douleur et ce qui l’a provoquée. Si la douleur persiste ou ne disparaît pas complètement, signalez-le rapidement pour éviter les complications, et notamment l’apparition d’une douleur chronique. Il est toujours difficile d’estimer a priori précisément l’efficacité d’un traitement, votre médecin l’adaptera en fonction de l’évolution de la douleur. En effet, la réévaluation de la douleur est un concept clé dans la gestion de sa prise en charge.

  1. … et à vos proches

Il ne faut pas sous-estimer l’aide que peuvent vous apporter vos proches dans la gestion de la douleur. En parler, c’est aussi se donner les moyens de mieux la supporter.

 

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